Commission Défense : un choix évident !

Le BPC Mistral et la FLF La Fayette de retour à Toulon

Outre le vote de lois fondamentales, la première session extraordinaire a également permis aux Commissions de procéder à l’élection de leurs bureaux respectifs. Les députés ont donc pu faire part de leurs choix.

Me concernant, cela ne faisait aucun doute : la Commission de la défense nationale et des forces armées était mon premier souhait. Je ne vous cache pas ma grande joie lorsque j’ai appris mon admission au sein de ce groupe de travail.

La Commission Défense était une évidence pour moi. Issue de la septième circonscription du Var, j’ai toujours eu un intérêt prononcé pour le domaine de la défense, premier employeur du département. Certaines communes de la circonscription, telles que La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier, disposent d’un patrimoine militaire riche et se sont construites, au fil des années, à travers cette activité. Cette dernière reste aujourd’hui primordiale pour le territoire.

Etant enseignante de métier, j’aimerais en particulier travailler, au sein de la Commission, sur les liens qui unissent l’école de la République et la défense. Comment cette dernière peut-elle contribuer davantage à l’éducation et à l’intégration de nos concitoyens ?

Tout au long de mon mandat, j’aimerais mettre à profit ma connaissance du système éducatif, et contribuer au développement de relations plus fortes et plus concrètes entre ces deux entités. J’y vois un intérêt fort dans ma circonscription en particulier.

La défense constitue, par exemple, l’une des solutions apportées au décrochage scolaire, en proposant aux jeunes un avenir honorable. C’est par elle que peuvent passer plusieurs actions essentielles :  aiguiser le regard critique de nos citoyens, réinculquer les valeurs de la République et développer le sentiment d’appartenance à la Nation. Nos citoyens doivent avoir conscience que la France peut leur offrir un bel avenir.

 

Que faut-il retenir de ce premier mois de travail au sein de la Commission ?

Les travaux en Commission ont été rythmés par une session d’auditions, permettant aux députés de mieux appréhender les actions et enjeux propres à la défense, et d’identifier les sujets sur lesquels ils souhaitent travailler en particulier.

Plusieurs personnalités incontournables de la défense française ont été auditionnées :

  • Madame Florence Parly, Ministre des Armées
  • Le général Pierre de Villiers, ex chef d’Etat-major des Armées
  • Monsieur Hervé Guillou, Président du groupement des industries de construction et activités navales (GICAN)
  • Le général Jean-Pierre Bosser, chef d’Etat-major de l’Armée de Terre
  • Le général André Lanata, chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air
  • Monsieur Eric Trappier, Président du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS)
  • Monsieur Stéphane Mayer, Président du groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT)
  • L’amiral Christophe Prazuck, chef d’Etat-major de la Marine

Ces auditions ont confirmé mon souhait de travailler sur les problématiques relatives à l’éducation, la formation et l’apprentissage au sein de la défense. C’est pourquoi, je me suis positionnée en tant que rapporteur sur une mission d’information concernant le service national. Je suis certaine qu’un projet de réforme du service national, qu’il soit civil ou militaire, pourrait être pertinent.

 

Que penser de l’annonce d’une réduction de dépenses de 850 millions d’euros dans le budget de la défense en 2017 ?

Le ministère devra terminer son exercice dans le respect des crédits prévus dans la loi de finances initiale pour 2017. Concrètement, il devra financer les dépassements par des économies. Suite à l’audit de la Cour des comptes dont les résultats ont été révélés début juillet, il est nécessaire d’économiser 4 à 5 milliards d’euros supplémentaires pour tenir les engagements européens de la France. Et la crédibilité de la France au sein de l’Union européenne est capitale pour la faire évoluer.

Cette nouvelle compression du budget semble être l’ultime effort demandé aux Armées. En effet, le président de la République a annoncé que le budget serait porté l’an prochain à 34,2 milliards d’euros – contre 32,7 milliards cette année – dont 650 millions pour les opérations extérieures. Le chef de l’État a réaffirmé jeudi sa promesse de campagne de porter les ressources de la défense à 2 % de la richesse nationale en 2025, soit un budget de 50 milliards d’euros. Enfin, Emmanuel Macron a confirmé l’élaboration d’une Loi de programmation militaire couvrant les années 2019 à 2025.

 

 

Illustration : Le BPC Mistral et la FLF La Fayette de retour à Toulon
Crédit Photo : Marine Nationale