Question N° 9178 : Vidéos d’unboxing sur Youtube : protection du travail des mineurs sur internet

 

Vidéos d’unboxing sur Youtube : protection du travail des mineurs sur internet

Mme Émilie Guerel alerte Mme la ministre du travail sur le phénomène des vidéos d’unboxing, diffusées sur Youtube, qui pose la question en France de l’encadrement de cette activité pour les jeunes mineurs. Ces vidéos, qui mettent en scène des enfants en train de déballer leurs cadeaux, cumulent parfois plusieurs millions de vues. Il s’agit là d’une activité lucrative. À titre d’exemple, les chaînes « Studio Bubble Tea » et « Swan The Voice » peuvent comptabiliser plusieurs milliards de vues. Ces chaînes Youtube rapportent ainsi jusqu’à des dizaines de milliers d’euros par mois aux parents, car les diffuseurs rémunèrent les auteurs des vidéos. Or cette activité pose une problématique réelle, celle de l’encadrement du travail des mineurs. En effet, rien ne certifie que ces enfants perçoivent une part de l’argent perçu, car à ce jour, le code du travail ne dispose d’aucune mesure concernant le travail de mineurs sur internet. Plusieurs associations citoyennes dénoncent des enfants « exploités et manipulés par leurs parents ». Ces vidéos d’un nouveau genre sont effectivement susceptibles de nuire à la vie sociale de ces enfants, les privant d’autres activités de loisirs. L’une des solutions envisagées serait de permettre que ces jeunes mineurs bénéficient du statut d’ « enfant du spectacle », actuellement appliqué aux secteurs de la chanson, de la publicité et du spectacle. Cette nouvelle disposition permettrait aux « enfants stars » sur Youtube d’avoir des conditions de tournage adaptées à leur âge et de toucher les revenus qui leur sont dus. Le Conseil national de protection de l’enfance (CNPE) a déjà été saisi sur cette problématique grandissante, mais aucune action n’a pour le moment été concrètement menée. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin d’encadrer cette activité très spécifique, et ainsi protéger au mieux les jeunes mineurs français concernés par ce phénomène.

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