Question N°13005 : Raréfaction du poulpe de Méditerranée

Raréfaction du poulpe de Méditerranée

 

Mme Émilie Guerel interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la raréfaction avérée du poulpe dans la mer Méditerranée, espèce qui reste pourtant indispensable à la biodiversité marine. En effet, dans le département du Var, de juin à septembre, la fréquentation touristique est telle que la population locale voit son chiffre doubler. Le bord de mer, en particulier, se peuple de pêcheurs de loisir qui chassent le poulpe, sans qu’aucune réglementation en vigueur ne permette de réguler ce type de pêche. Pourtant, il n’est pas responsable de continuer à pêcher cette espèce, à des fins de divertissement uniquement, sans prendre des mesures en faveur de sa préservation. Selon une étude récente menée dans les eaux méditerranéennes par Nardo Vicente, responsable scientifique de l’Institut océanographique Paul Ricard sur l’île des Embiez, l’espèce se raréfie depuis six ans. Il s’agit d’un phénomène durable, et non cyclique, ce qui est hautement préoccupant. La période de reproduction du poulpe de Méditerranée a lieu du 1er juin au 30 septembre. Lors de ces mois d’été, les femelles ont besoin de lumière et restent dans des profondeurs faibles ; elles deviennent alors vulnérables, les zones de mise à bas étant facilement identifiables par les pêcheurs de loisir. Aussi, afin de préserver au mieux l’espèce en Méditerranée, en particulier pendant les périodes de reproduction, il pourrait être pertinent d’interdire, par voie préfectorale, le prélèvement manuel du poulpe de Méditerranée (octopus vulgaris) en action de pêche sous-marine du 1er juin au 30 septembre dans l’ensemble des eaux du littoral du Var. Elle aimerait connaître la position du Gouvernement sur ce sujet et souhaite savoir si des actions sont envisagées afin de mieux préserver la biodiversité marine au large des côtes varoises.