Question écrite n° 05-00018 : Evolution de la pratique du rugby

Mme Emilie Guerel appelle l’attention de Mme la ministre des sports sur l’évolution de la pratique du rugby. Après le décès en décembre d’un espoir du Stade Français, un joueur qui évoluait dans une équipe étudiante à Dijon est décédé début janvier des suites d’un choc. En moins d’un an, c’est le quatrième accident mortel dans le cadre de la pratique sportive du rugby. Avec l’arrivée du professionnalisme en 1995, le nombre de matches, le temps de jeu effectif et les gabarits ont augmenté. La pratique a évolué également : de sport d’évitement, le rugby s’est mué en sport de contacts directs. Dès lors, le rugby reste une pratique sportive à haut risque et le devient encore plus au fil des années. Lors de l’édition 2016-2017, 102 commotions cérébrales ont été enregistrées. Ces dernières sont deux fois plus nombreuses que lors de la saison 2012-2013 au cours de laquelle 53 cas avaient été enregistrés. Or, la pratique sportive doit aller de pair avec l’intégrité physique et mentale des pratiquants tant pour le haut niveau que pour la pratique amateur. Il serait dommageable que les vertus de ce sport soient reléguées au second plan. Ainsi, le rugby se doit de devenir un jeu de mouvement où l’évitement prime sur l’impact. Afin qu’il reste, à l’avenir, un atout pour nos jeunes qui souhaitent le pratiquer, Mme Emilie Guerel aimerait savoir comment le Gouvernement entend sécuriser la pratique de ce sport.