Question écrite n° 10-00213 : Pêche de loisir du thon rouge

Mme Emilie Guerel appelle l’attention de M. le Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par la pêche de loisir du thon rouge en matière de quotas.

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) qui s’est tenue à Marrakech fin novembre 2017, dont l’Union européenne est membre, a présenté de nouveaux quotas de pêche du thon rouge de Méditerranée et de l’Atlantique Est pour les années à venir.

Ces quotas ont été fortement revus à la hausse : 36 000 tonnes par an en 2020 contre 23 655 tonnes en 2017, soit plus de 52% d’ici 2020. En fonction des clés de répartition, la France passe de 4 187 tonnes l’an dernier à 4 934 tonnes.

Or, sur ce total, 49 tonnes sont réservées à la pêche de loisir contre 4 391 tonnes à la pêche professionnelle. Ainsi, cette hausse profite majoritairement aux senneurs en Méditerranée et aux chalutiers de plus de 24 mètres en Atlantique, laissant alors peu de quotas à la pêche de loisir.

Mme Emilie Guerel souhaiterait savoir si le Gouvernement entend répartir de façon plus équitable les quotas entre la pêche professionnelle et de la pêche de loisir du thon rouge.